Fantasmagoria

Fantasmagoria
Une danse juste une danse...

# Posté le mercredi 08 mars 2006 13:48

Transe

Là où les lumières sont éteintes,
L
a ou les cris et les hurlements ont remplacé la douce mélodie du vent
Les
percussions emplissent ma tête comme un mal de crâne interminable,
U
ne odeur acre dans la pièce,
Une odeur de sang, de sueur, de sexe mêlés.
L
a chaleur de ton corps contre le mien,
M
es mains sur tes hanches,
To
n déhanché fait monter l'adrénaline en moi,
Le rythme s'accélère,
C'
est comme si les pulsations de ton corps faisaient monter l'adrénaline en moi,
A chaque pulsation de mon coeur,
A chaqu
e pulsation de ton corps,
A c
haque pulsation de mon corps,
A chaque pulsation de ton coeur,
Du rythme.

Les percussions
, un tremblement,
L'étincelle
de cette pulsation électrisante.
Je n'y voie plus rien, horm
is cette lumière qui pulse.
C
ette odeur,
Ton parfum,
Ta sue
ur,
Ton sang.
Mon corps fond e
n toi,
Le tien se mêle au mie
n,
Te toucher d
evient aussi électrisant que de me caresser.
L
e rythme devient de plus en plus insupportable,
La
musique me force à accélérer,
La trans
e en arrive à son paroxysme.
Mon corps va bientôt céder,
M
on âme s'enflamme,
Je vomi m
on adrénaline,
L'
électricité fusionne avec mon sang,
Ma
main caresse,
Ma main glisse,
Ma ma
in serre,
Ma ma
in se lève,
L'i
ntensité de l'adrénaline devient intolérable,
Mes yeux se révulsent,
L'e
xtase se concentre,
En un geste brutal,
La l
ame perce ton thorax.
Le sang jailli,
T
es gestes se font encore plus vivaces,
Le ry
thme s'accélère.
To
n corps se tmousse en une danse cassée,
Le rythme a changé pour toi.
Bien
tôt ton extase arrive a son comble,
J'
en profite pour me libérer.
La fusion de nos jouissances est proche,
J'arrache la lame de ton corps,
Et je
perce juste sous mon poumon gauche, en plein coeur.
L'extase est a son comble,
Nos
deux corps suivent le même rythme,
La même pulsation
La pulsation de mon coeur,
L
a pulsation de mon corps,
La pulsation de ton coeur,
La p
ulsation de ton corps.

La lumière steint,
L
e rythme s'évanouit peu a peu,
L'o
deur acre de la sueur, de sang, de sexe s,
L
e goût âpre du sang, de la sueur, de sexes.
L'
adrénaline s'enfuit,
N
os corps chutent,
Nos âmes aussi.

# Posté le jeudi 16 février 2006 06:21

Monster

C'est rare que je veuille bien publier les oeuvres d'autres personnes, mais là il s'agit de quelquechose de légerement différent. C'est un poeme écrit par ma tante Jeanne qui habite Los Angeles.


MONSTER

It wasn't always like this
Shackles on my ankles and wrists
B
arely hurt anymore
Th
ey just slow me down
A
s I look to the ground
T
o keep from seeing the deformed face
I
turn my head to the side to avoid the stench
Of the blood and excrement
D
ripping form the living cadaver
The creature dragging my chain

It wasn't always like this
Before the shackles
There was an electric fence
With an electric wire around the top
Microphones and cameras were everywhere
Were they to protect me or confine me?
I can't remember now . . .

It wasn't always like this
Before the fence and the microphones
I remember sometimes being free
I would run far and explore
Create, imagine, question, dream
T
he same creature who now holds my chain
U
sed to watch me from afar
I
felt safe . . .

It wasn't always like this
Long ago I could turn to my mother for comfort
She cared for me when I was sick
And drove me to school when it rained
When I was restless or bored
She would offer me paints, pencils, and paper
I felt happy . . .

It wasn't always like this
I remember the day
When my mother began to change
On
my way home from school
A
bully from the next block
Stopped me, intimidated me, scared me
I
turned and ran around the block
C
rying all the way to my house
T
he next morning
My mother sent me off to school
W
ith a strange smile . . .

I remember later that day
I
heard that the bully's mom
Foun
d his bed soaked with blood
He w
as scattered in pieces around the bedroom
I
felt sick . . .

I remember after that
M
y mother's face began to change
S
he became suspicious
Of everyone
A
nd gradually, almost imperceptibly
S
he grew ugly, angry,
And began to smell.
G
radually, almost imperceptibly
S
he became the monster
W
ith the hideous face
An
d the horrible stench
A
nd the chains and shackles
America, my mother,
I miss you . . .



PS : Jeanne, I hope that you don't care too much whether I put this poem on my blog. I found it so greatful and ingenious.
Love you Jeanny

# Posté le mercredi 01 février 2006 12:37

Modifié le samedi 11 février 2006 12:52

Le jour sans fin

Le jour sans fin
Une dose, vite une dose.
_C'est tout ? Rien que ça ?
_Oui c'est tout.
_Mais ou est passé le reste ?
_Tu l'auras ce week end.
_Non ! Ce week end c'est beaucoup trop tard !
_Tu n'as pas le choix.

J'ai si mal, après cette dernière dose.
J'ai si mal, ma seringue, j'en ai besoin.
C'est comme se dire "tout va bien", mais tout va mal.


_Tout va bien. Tu l'auras bientôt ta seringue.
_Non, ça va pas du tout ! Je vais devenir maboul ! Je la veux et maintenant ! Et depuis quand c'est toi qui décide ? Et puis d'abord, jusqu'à présent, que je sache tu pouvais patienter ?
_Cette fois c'est différent.
_Comment ça c'est différent ? Le goût ne sera pas le même samedi ?
_Non ce n'est pas ça... J'ai plus de cachetons en attendant samedi.
_Oh pauvre petit drogué en manque !
_Ta gueule !
_Quoi qu'est ce que tu as ? Tu as eu ton dernier cacheton y'a même pas 5minutes et tu commences déjà ?!
_Ta gueule ! Je t'en supplie tais toi !
_A oui ! Je sais ce qu'il y a. Tu as peur hein ?
_Arrête tout de suite ou je ...
_Ou quoi ? Tu vas faire quoi ? Me tuer ?
_Tu es ignoble.
_Non c'est toi qui es capricieux. Tu ne penses qu'à toi ! Alors que tu sais très bien que les livraisons sont de plus en plus difficiles !
_J'irai la chercher moi même s'il le faut.
_Et comment tu sauras si elle est arrivée a bon port ? Si elle a bien été achetée ? Tu sais très bien que ces derniers temps le livreur préfère rester en silence radio !
_Il a dit jusqu'a samedi ! Apres il me la livre !
_Et puis quoi encore ?
_Quoi ? Qu'est ce qui a ? Pourquoi tu ris ?
_Parce que je suis certain qu'il va se faire choper.
_La ferme ! Ou je... je ... je te fais souffrir !
_Tu n'avais pas dit que tu arrêtais ?
_Elle va arriver. Je sais qu'elle va arriver.
_Et comment tu le sais ?
_Parce que c'est comme ça !
_Et qu'est ce que tu vas faire la semaine prochaine ? S'il doit te la livrer encore hein ?
_Il a dit qu'il cherchait une nouvelle couverture. La semaine prochaine il sera intouchable.
_Intouchable intouchable c'est beaucoup dire.
_La ferme ! Je devrai peut être l'appeler pour en être sur...
_NON ! Surtout pas !
_Non tu as raison, je ne dois pas craquer, je pourrai tout faire capoter. Je ne craquerai pas.

Non je ne craquerai pas.

# Posté le vendredi 27 janvier 2006 03:51

J'ai peint ce monde a votre image, en éspérant le revoir un jour.

En planant sur cette ville endormie,
E
n pleurant sur ces âmes endolories,
En me rongeant de penser,
Que je ne revivrai pas,
En hurlant a la mort qu'elle me délivre,
En saignant ma vie pour que tu m'entendes,
J'ère.
J
'ère sans raison dans ces rues vides,
J
'ère sans passion dans cette vie morte.
J'ère sans but dans ces lymbes creuses.
Un coeur vide pour un corps impalpable,
U
ne vie fade pour des saveurs amères.

Un sans vie te contemple,
Une mort fade,
Fantômatique.

# Posté le samedi 24 décembre 2005 13:14

Modifié le dimanche 25 décembre 2005 12:39