Désespoir félin

Désespoir félin
Le monde tournoie, ma vue est trouble.
L
es sons sont formés,
De
s bruits sourds rythment ma respiration lente,
L
es percussions deviennent assourdissantes.
L
e monde accélère sa rotation.
L
e flou disparaît, peu a peu,
L
es sons s'amplifient.
J'
ouvre les yeux.

J'ai faim.
Comme chaque jour je me veille sur ce canapé,
C
omme chaque jour je m'en vais clamer ma pitance,
Comme chaque jour ... j'ai faaaaiiim !
J'ai faim !

Comme chaque jour ma pitance est dévorée,
Comme chaque jour je m'en vais me coucher.

Dormir, je veux dormir.
Le sommeil efface tout.
Le sommeil me plonge dans ce monde s
ans limites,
Ce monde où tout est possible,
Ce monde où ma peine n'existe pas,
Ce monde où la servitude dans laquelle
je vis
N'existe pas,
Ce monde,
N'existe pas.

Mes vieux os craquent,
Ma chair flasque racle contre le sol froid.
Je
me traîne jusqu'à l'étage.

La nuit noire de sa masse imposante,
Ecrase les corps endormis.
La mélancolie m'envahi,
Le
ciel de ténèbres m'ébloui,
Depuis toujours je ne puis trouver une âme complaisante.

La
chaleur d'un corps,
La
chaleur de ton âme,
L
a chaleur de ton être,
La chaleur de ton étreinte.

Ici
tout est froid,
S
ale.
O
bscène.

Du plus profond de moi même,
D
u plus profond de ma gorge,
Mon coeur appelle à l'aide,
Par un cri chirant la toile nuie,
J
'appelle à l'aide,
Je
t'appelle,
Ô compagnie,
Vien
s à moi,
Je
t'appelle,
Par la clameur infinie de mon âme en perdition.

Miaou

# Posté le jeudi 24 novembre 2005 15:26

Conscience Amniotique

Conscience Amniotique
Comme si je sombrai dans le sommeil,
C
omme si je m'élevai dans la stratosphere.
Sauf que je suis toujours assis sur mon fauteuil.
Sauf que la gravi continue de m'écraser.

Des jouets, qu'on dirait.
Des poupées, qu'on dirait.
Une toile au dessus de la tête, qu'on dirait.

Ma cervelle trempe,
B
alotée par les flots, elle coule et se noie.
Je me noie dans une conscience amniotique.

De
s fourmis sortent d'une petite boite en fer.
E
lles sont partout, elle fourmillent !
Si
je penche la tête je peux voir au travers de la fente dans le ciel,
U
n plafond.

Comme si je grandissait,
Co
mme si aujourd'hui, je voyait.
Sau
f que je suis toujours assis sur ce banc.
Sauf que le ciel est toujours bleu et blanc.

T
ien, ce mur est bizarre.
Tien, le sol ne m'a jamais paru comme cela.
Mo
n vieux c'est toi qu'es bizarre !
Si
ctait si bizarre on serait pas là !

B
izarre,.. non ce n'est pas le mot.
To
ut ceci est artificiel.
J'ai l'impression de flotter,
L'impression d'être surélevé.
Parfois le sol tangue,
Parfois, c'est moi qui tangue.

Je ferme les yeux,
J
'ouvre les yeux,
Tout est normal.

# Posté le jeudi 10 novembre 2005 14:37

Folie religieuse

Inomine patris spiritus sancti.
Pourras tu m'aider Jésus ?
La délivrance ? la donnes tu ?
M
oi ? quoi ? oui sus ? ici ?
J
ésus aide moi.
J
e sombre dans les abysses de l'hérésie,
Jésus aide moi.
Sauve moi de Belzebuth et compagnie.
Ma
is ? ces liens ? quels sont ils jésus ?
N
e ponds pas, je sais. C'est l'amour divin que tu nous portes a tous.
Jésus donne moi la force,
De
combattre ce mal terrible qui me ronge.
Jésus donne moi la force,
De finir mon big mac.
J
ésus donne moi la force,
De me servir de cette serviette éponge.
Re
garde moi sus !
J'a
i fait ca pour toi !
Jésus ?
J
ésus ?!
P
ourquoi fait il si froid ?
J
ésus ?!!
Pourquoi fait il si noir ?
Jésus !!!
Où es tu ?
sus je ne t'entends plus ?!
J
ésus je suis perdu.
J
ésus, je sombre.
J
ésus aide moi.
J
ésus... tu es mon ombre !

# Posté le mercredi 26 octobre 2005 17:49

Notre punition divine

Notre punition divine
Dis moi ? Pourquoi je me sens si seule ?

Car ton
corps est nu dans les ténèbres,
Car to
n âme est perdue dans les méandres de ton esprit.
Car ton c
orps a disparu depuis la nuit des temps.
Car ton
coeur est masqué par cette brûme mortifère.
Car t
u es prisoniere de ta propre liberté, tes Ailes sont inutiles si tu es enracinée au sol.

Crois-tu
qu'il suffisse d'exister ?
Tu
ne peux connaitre la vie
Tan
t que tu n'as pas appris a connaitre ton coeur.
Ta
nt que ton esprit se morcelle,
Tu ne pe
ux que nager dans le chaos perpétuel.
La
débauche ne te liberera point,
Expose
toi tant que tu le veux,
La lu
xure est un pécher.

Dis moi ?
Pourquoi ai-je si mal ?

Car
ton âme est expulsée de ton corps au travers de ton esprit.
Car ton
coeur souffre tant, qu'il va faire eclater ta tête pour en sortir.
Car
la derniere partie de toi qui te permet encore de raisonner
C'est ce
tte petite tache blanche
Sur
tes ailes d'ange de la mort.
C
e que l'on apelle encore,
L'es
poir.

Dis
moi ? Pourquoi moi ?

Pourquo
i toi ?
Pa
rceque tu ne crois que ce n'est pas mon cas ?
Nous
y avons tous droit.

# Posté le mercredi 26 octobre 2005 17:25

Modifié le vendredi 28 octobre 2005 02:53

Aurore sentimentale

Aurore sentimentale
Oh tu as vu ?
Un
e étoile filante !
Fais
un voeux !

C'e
st comme si le monde que je connais n'existait pas,
C'
est comme si je n'existait pas.
C'est
comme si... non je ne sais pas.

Je res
sens.

T
u ne peux pas t'imaginer mon bonheur a cet instant,
Tu
ne peux pas te douter d'où je suis a cet instant,
Tu
ne peux pas te trouver je suis en ce moment.

Et po
urtant...

A co
té de moi,
Lovée
contre moi,
Te
s yeux scrutent le ciel,
Ton co
eur bat si fort,
Et tu
sembles si loin dans le ciel.

Tu dors ?
Je t'a
ime.

De
ux âmes sereines s'élèvent comme des poupées mortes attirées par la lueur du ciel.
L
e monde tournoie,
Il n'y
a plus que toi,
Et moi.


Mes pa
upières se soulèvent délicatement,
Eveillé par la douce chaleur de ton corps,
Le sole
il se leve, et au firmament,
L
es étoiles fuient, nous soulevant encore.

C'es
t comme si un nouveau monde naissait,
C'est comme si je renaissait.
C
'est comme si ... si je sais !

Je rev
is.

Ain
si je m'en souviendrai,
Si aujourd'hui du moins, tu y étais.

C'est fini.

Hi
er n'a pas céssé de me plaire,
Souvenir vivace encore cet hiver.
A
ujourd'hui tu me hais.
Aujo
urd'hui je t'aime, au passé.
De
main est un jour nouveau,
Et to
ut ne peux être que plus beau.

# Posté le mardi 11 octobre 2005 13:35