Le monde tournoie, ma vue est trouble.
Les sons sont déformés,
Des bruits sourds rythment ma respiration lente,
Les percussions deviennent assourdissantes.
Le monde accélère sa rotation.
Le flou disparaît, peu a peu,
Les sons s'amplifient.
J'ouvre les yeux.
J'ai faim.
Comme chaque jour je me réveille sur ce canapé,
Comme chaque jour je m'en vais réclamer ma pitance,
Comme chaque jour ... j'ai faaaaiiim !
J'ai faim !
Comme chaque jour ma pitance est dévorée,
Comme chaque jour je m'en vais me coucher.
Dormir, je veux dormir.
Le sommeil efface tout.
Le sommeil me plonge dans ce monde sans limites,
Ce monde où tout est possible,
Ce monde où ma peine n'existe pas,
Ce monde où la servitude dans laquelle je vis
N'existe pas,
Ce monde,
N'existe pas.
Mes vieux os craquent,
Ma chair flasque racle contre le sol froid.
Je me traîne jusqu'à l'étage.
La nuit noire de sa masse imposante,
Ecrase les corps endormis.
La mélancolie m'envahi,
Le ciel de ténèbres m'ébloui,
Depuis toujours je ne puis trouver une âme complaisante.
La chaleur d'un corps,
La chaleur de ton âme,
La chaleur de ton être,
La chaleur de ton étreinte.
Ici tout est froid,
Sale.
Obscène.
Du plus profond de moi même,
Du plus profond de ma gorge,
Mon coeur appelle à l'aide,
Par un cri déchirant la toile nuitée,
J'appelle à l'aide,
Je t'appelle,
Ô compagnie,
Viens à moi,
Je t'appelle,
Par la clameur infinie de mon âme en perdition.
Miaou
Les sons sont déformés,
Des bruits sourds rythment ma respiration lente,
Les percussions deviennent assourdissantes.
Le monde accélère sa rotation.
Le flou disparaît, peu a peu,
Les sons s'amplifient.
J'ouvre les yeux.
J'ai faim.
Comme chaque jour je me réveille sur ce canapé,
Comme chaque jour je m'en vais réclamer ma pitance,
Comme chaque jour ... j'ai faaaaiiim !
J'ai faim !
Comme chaque jour ma pitance est dévorée,
Comme chaque jour je m'en vais me coucher.
Dormir, je veux dormir.
Le sommeil efface tout.
Le sommeil me plonge dans ce monde sans limites,
Ce monde où tout est possible,
Ce monde où ma peine n'existe pas,
Ce monde où la servitude dans laquelle je vis
N'existe pas,
Ce monde,
N'existe pas.
Mes vieux os craquent,
Ma chair flasque racle contre le sol froid.
Je me traîne jusqu'à l'étage.
La nuit noire de sa masse imposante,
Ecrase les corps endormis.
La mélancolie m'envahi,
Le ciel de ténèbres m'ébloui,
Depuis toujours je ne puis trouver une âme complaisante.
La chaleur d'un corps,
La chaleur de ton âme,
La chaleur de ton être,
La chaleur de ton étreinte.
Ici tout est froid,
Sale.
Obscène.
Du plus profond de moi même,
Du plus profond de ma gorge,
Mon coeur appelle à l'aide,
Par un cri déchirant la toile nuitée,
J'appelle à l'aide,
Je t'appelle,
Ô compagnie,
Viens à moi,
Je t'appelle,
Par la clameur infinie de mon âme en perdition.
Miaou



